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Au placard, tête de tulle !

Publié le 4 oct.. 2010
, par Alexandre Minel
| 1 commentaire

Lyon Presqu’île, lundi quatre octobre, dix heures

Seul l’affreux bruit des marteau-piqueurs rappelle que débute une nouvelle semaine… L’obscurité berce encore les bureaux de la Biennale. A peine une ou deux sonneries de téléphone rompent le calme ambiant. Les couloirs ne sont plus les témoins d’un expressif concerto féminin de rires. Ceux qui travaillent déjà derrière leur bureau s’appliquent avec courage aux bilans. D’autres se concentrent  sur des recherches d’appartements. Les grippés et autres malades osent enfin relâcher la pression et restent sous la couette. La Bourse redevient l’exclusif territoire des affaires commerciales et industrielles. Plus personne ne viendra y picorer le matin les croissants chaudement dorés. Celles qui travaillaient là deviennent des sans bureaux fixes. A Herriot, les bureaux ont perdu de leur étroitesse, depuis que les vaillants stagiaires ont tristement regagné les bancs de l’école. Ou joyeusement décroché des CDD ou CDI. La poussière se blottit confortablement sur le canapé de la billetterie. Et puis, pourquoi encore écrire ? Le nombre de clics sur le site internet entame une fulgurante chute ! Mais le répit n’est que provisoire. Les équipes s’entrainent déjà à un autre marathon: la Biennale d’Art Contemporain 2011…

Quel bilan après ces trois minuscules semaines de danse ? Dix kilomètres de billets imprimés pour 95 000 spectateurs. 3 325 nuitées réservées pour 780 artistes. Des imprévus, dont un incendie au Théâtre du Point du Jour. Plus de deux cent heures de spectacles cumulées. Quelques uns décrochent les palmes du personnel de la Biennale (après un tour non exhaustif). Nelken et ses cinq standing-ovations. Les passionnantes Salves de Maguy Marin. L’officiellement politiquement correct Political Mother  d’Hofesh Shechter... Boxe Boxe et ses poétiques tours de ring. Et puis un outsider, avec seulement deux représentations au compteur : Virgilio Sieni, chorégraphe inspiré de Tristes Tropiques. Des déceptions aussi. A force de boulimie de spectacles, devient-on trop compliqués à satisfaire ? Peut être. Ce qui est sûr, c’est que l’absence de va-et-vient entre les salles de  spectacle provoque vite des crises de manque. Que faire, où aller, quand ? L’envie de publier un tout dernier billet se fait désirer… Les cœurs se tordent, comme la tête de tulle toute flétrie à force d’être portée. Ce n’est sans doute rien à côté de ce que peut ressentir celui qui vient de signer sa toute dernière Biennale. En attendant 2012, STOP !  

Photo: Chrisitian Ganer, Tristes Tropiques de Virgilio Sieni


  • Le 4 oct.. 2010 23:32 par mpk
    j'ai passé les 8 premiers jours de la Biennale à Lyon; après il a bien fallu rentrer chez moi...
    tous les soirs je regardais les nouveautés sur le site, les billets sur le blog, les nouvelles vidéos en ligne, les commentaires des journaux lyonnais, je restais dans la danse...
    c'est donc déjà fini?
    vivement 2012!

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