Le Blog - biennaledeladanse.com

Encore plus de couleurs brésiliennes

Publié le 2 oct.. 2010
, par Alexandre Minel
| 1 commentaire

Ils ont nettoyés des dizaines de vitres, balayé des kilomètres de bitume ou soudé des métaux sous des geysers d’étincelles. En retour de ces boulots mal rémunérés, ils ont dit « assez » ! Ils, ce sont ces Brésiliens qui ont tout plaqué à l’orée du XXIème siècle pour devenir danseurs professionnels. Jusqu’en 2000, ils menaient des doubles-vies : employés la journée, danseurs le reste du temps. Tous ont été convaincus par Fernando Narduchi, Marco Antônio Garcia et José Marciel Silva de les rejoindre dans une aventure encore balbutiante : Balé de Rua. Les trois hommes ont créé sans grand moyen ni prétention la compagnie en 1992. Dix ans plus tard, Balé de Rua endosse l’étendard du rêve à la brésilienne.

Ils rencontrent Guy Darmet de passage au Brésil ... Séduit, il les invite à la dixième Biennale de la Danse, Terra latina. Fini les voyages en bus sur les sinueuses routes brésiliennes. En 2002, place au survol de l’Atlantique direction l’Europe. Depuis leur passage au Toboggan, Balé de Rua glisse sur les voies du succès, à Paris, Londres ou Sidney. Avec énergie, la quinzaine de danseurs cuisine une danse relevée, puisant ses références aussi bien dans le hip hop que le contemporain, le break dance ou la capoeira. Depuis 2007, la compagnie a reçu une jolie subvention de la part de l’Etat brésilien. Grâce à cette aide, trois cents jeunes d’Uberlandia sont formés à la danse. Certains étudiants actuels, à l’instar de leurs prédécesseurs, rejoindront peut-être la compagnie mère.

Aujourd’hui, Balé de Rua dit ENCORE à Guy Darmet et a l’honneur de clôturer la Biennale avec son spectacle éponyme. Une seule finalité de dessine : égayer de couleurs et d’énergie l’Amphithéâtre de la Cité internationale. Les quinze danseurs mais aussi les chanteurs, guitaristes, percussionnistes et violoncellistes racontent sur scène l’Histoire du Brésil, ponctuée d’évènements pas toujours faciles : l’esclavagisme, la violence, la pauvreté. Convaincu qu’il n’y a jamais de fatalité, Balé de Rua prépare ses pots de peinture fraîche et multicolore pour repeindre les corps et rappeler l’égalité entre les Hommes.

Encore ce soir et demain 15h à l’Amphithéâtre de la Cité Internationale.

 Photo: Frédéric Desmesure


  • Le 3 oct.. 2010 20:44 par pinko
    En ce dimanche, avec ce beaux soleil, quoi de mieux que de me rendre a là cité internationale, vivre un moment brésilien "Balé de Rua"...j'ai étè séduit, les danseurs trés professionnels, la musique colorée. Belle cloture de Biennale et merci...!

Laissez votre commentaire

Retour au site de la Biennale de la Danse Rejoignez-nous sur Facebook Abonnez-vous au flux rss