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La Biennale in et ses off

Publié le 9 sept.. 2010
, par Alexandre Minel
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Lyon Presqu’île, lundi six septembre, dix-sept heures.

Fin de journée électrique du côté de la place des Terreaux. Lycéens, employés, badauds déambulent au milieu du grondement des voitures et bus qui s'agglutinent les uns sur les autres. Au milieu, les klaxons des vélos. Et puis le ciel, qui s’assombrit, s’épaissit et devient menaçant. Seules les vieilles pierres des hauts immeubles bourgeois semblent conserver leur étonnante sérénité. Du moins en extérieur.

A l’intérieur, c’est une autre histoire. A l’intérieur aussi fourmillent des dizaines de personnes. Effervescence qui va crescendo depuis quelques mois déjà. Dispersés sur trois sites, les planchers des bureaux de la Biennale tremblent sous les talons des chaussures des organisateurs qui claquent et reclaquent. La course, nouvelle activité salariée? La mélodie des claquements n’est pas aussi gracieuse que celle des pas des danseurs sur scène. Qu’importe! Le temps passe vite, très vite. Plus que trois jours pour finaliser les derniers détails du jour J.

Le midi, à peine le temps de déjeuner. Par mégarde, une quiche s'écrase à terre. Soit, on attendra le dîner pour se nourrir. Tout s'accélère. Les compagnies commencent à arriver, envahir la ville et répéter. Dans l’urgence, il faut arranger le transfert d’une artiste depuis un aéroport étranger. A la presse, on échange avec les centaines de journalistes français et internationaux attendus pendant tout l’évènement. Des réunions s'improvisent sous les impériaux plafonds du Palais de la Bourse. Palais qui se végétalise en un bucolique jardin d’automne. Plus anodin encore, on concocte une potion pour rendre tout leur éclat aux têtes de tulle, les mêmes qui coiffent les silhouettes exposées un peu plus chaque jour sur les arrêts de bus, les façades, les lampadaires… Le site internet se pare de nouveaux habits. Les programmes de salle s’éveillent sous les clics des graphistes avant des relectures et un départ imminent chez l'imprimeur… Au standard, on répète, sourire aux lèvres, « Biennales de Lyon, bonjour » aux appels en rafale des transporteurs, des traiteurs, des partenaires… Le public esquive sa sélection de spectacles dans les billetteries ou aux apéros danse. Les scènes reconfigurent leurs décors et éclairages pour accueillir dans si peu d’heures des univers artistiques variés… Toute la machine est plus que jamais en route! Et mardi et mercredi, le rythme ne s’essouffle sûrement pas, avec notamment le montage du village du défilé sous une pluie chipie...

Agglomération lyonnaise, jeudi neuf septembre, vingt heures.

La Biennale débute, enfin! Il reste ENCORE vingt-quatre jours de spectacle. Ou plutôt, il ne reste déjà plus que vingt-quatre jours de spectacle, en attendant 2012...


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